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Formation Hypnose Thérapeutique, Thérapies Brèves, EMDR-IMO à Marseille PACA réservée aux Professionnels de Santé.

Hypnose & Médias Janvier 2017



Hypnose médicale : à quoi ça sert ? - Femme Actuelle

Vous êtes un bien-portant qui s’ignore, c’est le postulat des hypnothérapeutes, qui, loin de manipuler leurs patients, veulent les aider à trouver « leur » chemin vers la guérison. Explications.

L’HYPNOSE MÉDICALE, C’EST QUOI ?
C’est un état de conscience particulier, entre la veille et le sommeil, caractérisé par une indifférence à l’environnement présent et une hypersensibilité aux suggestions faites par l’hypnothérapeute. On parle de « transe hypnotique ». Le patient voit son rythme respiratoire et sa fréquence cardiaque ralentis, son tonus musculaire modifié, et peut ressentir diverses manifestations physiques telles que fourmillements, lourdeurs des membres, fraîcheur…. Est-ce une forme de manipulation ? Non, répond le Dr Jean-Marc Benhaiem, directeur du Diplôme universitaire (DU) hypnose de Paris VI* : « A l’inverse de l’hypnose pratiquée au music -hall, l’hypnose médicale ne se contente pas de placer le patient dans un état de confusion, état par ailleurs nécessaire pour faire tomber les certitudes, les obsessions et les rigidités. Elle aide le patient à se “reconfigurer”, à trouver en lui les ressources pour aller mieux. » Par le rythme de sa voix, mais surtout par le recours à des métaphores (une nuque raide devient par exemple un coussin de jardin), l’hypnothérapeute accompagne le patient vers des horizons oubliés ou inexplorés, à la recherche de nouvelles perceptions. Paradoxe de l’hypnose : ce patient que l’on imagine endormi, est au contraire éveillé à la totalité de ses sensations intérieures. Et reste le maître du jeu : le thérapeute choisit ses métaphores en fonction des références propres au patient. « Un dépressif enfermé dans son passé me confie qu’il est fan de vélo ? Je vais lui suggérer d’enfourcher sa bicyclette, raconte le Dr Benhaiem. Ainsi, il comprendra qu’il peut regarder derrière lui (métaphore du passé) une demi-seconde, mais pas plus, sous peine de perdre le chemin. »

QUAND UTILISER L’HYPNOSE ?
En petite chirurgie : dans les années 1990, le CHU de Liège a introduit l’hypnose dans les blocs opératoires. Depuis, la technique s’est diffusée, jusqu’à devenir une vraie alternative à l’anesthésie générale, par exemple dans le cas d’une ablation de la thyroïde, d’une chirurgie mammaire ou d’une extraction dentaire. Après avoir placé l’opéré dans un état de confusion, l’anesthésiste lui suggère de s’imaginer dans une situation qui lui fait du bien. « Son attention concentrée sur le revécu de souvenirs agréables “éloigne” le patient de la salle d’opération lui permettant de se “dissocier” de son corps qui est opéré sans douleurs », explique le Dr Patrick Bellet, dans L’Hypnose. Pas de miracle toutefois : dans certains cas, une anesthésie locale peut rester nécessaire. 

Dans le traitement des douleurs chroniques, en post-opératoire, pour soulager les douleurs aiguës des enfants : l’objectif est d’« apprendre » au patient à se distancier de cette douleur et/ou à se souvenir des situations de répit. Il s’agit de repérer « l’exception à la douleur », note Patrick Bellet, et de rendre le patient capable de faire réémerger ces moments d’exception par certaines suggestions. L’objectif est aussi de faire changer la façon dont le patient ressent la douleur : à un migraineux qui décrit sa tête comme « une cloche qui résonne », le thérapeute peut suggérer d’entendre des sons moins forts. 

Pour soigner les troubles anxieux, les tocs, les phobies, les syndromes inexpliqués : les hypnothérapeutes accompagnent les patients dans l’exploration de leurs souvenirs, de leurs traumatismes pour les aider à faire la paix et retrouver des capacités d’adaptation. A une personne qui souffre d’un syndrome du côlon irritable, le Dr Benhaiem propose d’explorer la relation qu’elle entretient avec son ventre. Il découvre que la patiente « surveille tout le temps son ventre, donc ne lui fait pas confiance ». Le travail de l’hypnothérapeute va consister à organiser des « retrouvailles bienveillantes » entre la patiente et cette partie de son corps pour faire disparaître les symptômes.

ÇA MARCHE VRAIMENT ?
En 2015, l’Inserm a publié une Evaluation sur l’efficacité de la pratique de l’hypnose concluant au bénéfice thérapeutique de celle-ci, en particulier en anesthésie préopératoire ou dans le traitement des colopathies fonctionnelles. Les éléments sont moins probants dans le sevrage tabagique ou la prise en charge de la douleur lors de l’accouchement. Plus globalement, l’Inserm souligne que l’hypnose réduit moins l’intensité de la douleur que son impact émotionnel.

COMMENT CHOISIR UN HYPNOTHÉRAPEUTE ?
Faites confiance à un professionnel de santé (médecin, psychiatre, anesthésiste…) titulaire d’un DU (Diplôme universitaire) d’hypnose médicale et/ou formé à l’AFEHM (Association française pour l’étude de l’hypnose médicale) ou dans un organisme reconnu par la CFHTB (Confédération francophone d’hypnose et de thérapies brèves).

CE QU’IL FAUT SAVOIR AVANT DE SE LANCER
> Il y a des contre-indications médicales (paranoïa, alcoolisme, dépression sévère avec pulsions suicidaires…) et le traitement ne peut marcher que si le patient est consentant et coopérant : l’hypnose est une rencontre. 
> Un entretien préalable est nécessaire : il permet à l’hypnothérapeute de cerner les symptômes du patient, son système de valeurs, ses centres d’intérêt, son cadre de vie… 
> La première séance peut dérouter des personnes qui s’attendent à une expérience extraordinaire. Dans la plupart des cas, cela ressemble plus à une méditation guidée qui permet de passer d’une perception restreinte de sa pathologie à une perception élargie, favorable au changement.
 

L'hypnose, quelle place dans l'univers des soins ? - LCP

Reportage. En quelques années elles s'est fait une place à l'hôpital, c'est l'hypnose. Considérée désormais comme une alternative crédible à des traitements médicamenteux. Efficace, ayant peu d'effets secondaires, l'hypnose suscite de l'engouement notamment de la part des professionnels de santé qui prennent d'assaut les stages de formation en hypnose. Comment faire le tri entre bonnes et mauvaises formations ?

 

De plus en plus d’interventions sous hypnose à l’hôpital - Consciousnews.info

L’hypnose a fait son entrée dans les hôpitaux depuis quelques années. De plus en plus de services utilisent cette technique, de manière ponctuelle ou, plus rarement, systématique. De fait, de nombreuses interventions peuvent se faire sous hypnose. Comment ça marche ? Est-ce efficace ? Le point sur l’hypnosédation.

Phénomène naturel, l’hypnose est quelque chose que nous avons en nous et qui arrive à tout le monde. Lorsqu’on est « dans la lune », on est en état d’hypnose. Il nous est à tous arrivé d’être dans le bus, plongé dans nos pensées, et de nous « réveiller » en ayant raté l’arrêt où l’on devait descendre. « Pour une opération sous hypnose, je vais aider le patient à se trouver dans cet état, en focalisant sa conscience sur un lieu agréable », explique le Dr Sylvie Vrignaud, anesthésiste. Plus précisément, c’est la technique d’hypnosédation, mise au point par le Pr Marie-Elisabeth Faymonville au début des années 90, qui est utilisée à l’hôpital.

Une technique qui requiert la coopération du malade
L’hypnosédation combine l’administration d’un calmant, l’injection d’un anesthésique local sur la zone à opérer et l’induction d’un état hypnotique. Pour parvenir à cet état de conscience modifié, le Dr Vrignaud demande au patient de penser à un souvenir agréable et de le lui raconter en deux ou trois phrases. Ce peut être une promenade au bord de la mer, un événement familial comme l’anniversaire d’un enfant… En quelques minutes, le patient est déconnecté.

L’anesthésiste se sert de ce souvenir pour aider le malade à atteindre cet état d’hypnose et le maintenir tout le temps de l’intervention. Sa tête proche de celle de la personne prête à être opérée, le Dr Vrignaud parle sur un ton monocorde et lancinant : « Laissez votre esprit vous accompagner là où vous le désirez »…

Il suffit de quelques minutes au médecin pour plonger le malade en état d’hypnose. Le rythme cardiaque diminue, la respiration devient plus lente. Le patient ne dort pas, son esprit est juste ailleurs. Cette dissociation corps-esprit va durer le temps de l’opération. Si le patient ressent une certaine gêne, un inconfort, il a été convenu d’un signal avec l’anesthésiste : cligner des yeux, serrer sa main… « Pour certaines opérations, comme l’ablation de la thyroïde qui peut durer deux ou trois heures, il peut y avoir des passages moins confortables. Dans ce cas, nous administrons un anesthésiant mais à doses homéopathiques », précise le Dr Vrignaud. Lorsque l’opération est terminée, l’anesthésiste reprend une voix normale et ramène le patient à la réalité. Comme il n’y a pas eu d’anesthésie générale, la récupération est immédiate. Il est même possible de rentrer chez soi dans la journée.

Plusieurs interventions peuvent en bénéficier
Coloscopie, retrait partiel ou total de la thyroïde, fibroscopie gastrique, retrait de broches, chirurgie esthétique … Les interventions qui peuvent être pratiquées sous hypnose sont variées. Mais il est difficile de savoir combien d’opérations se pratiquent ainsi aujourd’hui dans les hôpitaux français. L’acte n’est en effet pas répertorié par l’Assurance maladie comme l’est une anesthésie classique, par exemple. Mais une chose est sûre, la pratique n’a rien de marginal. Elle séduit de plus en plus de Français. « Je pratique entre quatre et cinq hypnoses par semaine », affirme le Dr Vrignaud. À l’hôpital Saint-Joseph, à Paris, la quasi-totalité des opérations de la carotide sont réalisées sous hypnose. À l’Institut Curie, également à Paris, c’est une centaine d’opérations de cancers du sein qui ont déjà été pratiquées sous hypnose. Aux hospices civils de Lyon, cette technique est utilisée pour les cancers de la prostate traités par curiethérapie… Pour autant, il y a des limites.

« La chirurgie abdominale importante, la chirurgie thoracique ou encore une prothèse totale de hanche ne peuvent pas être réalisées sous hypnose car elles nécessitent une anesthésie générale ou loco-régionale », explique le Pr Marie-Elisabeth Faymonville.
Et ses applications ne se limitent pas à la chirurgie…

Outre la chirurgie, l’hypnose possède de nombreux terrains d’applications à l’hôpital. À l’institut Montsouris, Sylvie Charrier, manipulatrice radio formée par l’institut Emergences, l’utilise pour certains examens douloureux ou avec des patients stressés. « Face à quelqu’un qui est claustrophobe et redoute l’examen IRM, ou alors en cas de biopsies douloureuses. Selon l’état de stress de la personne, je vais l’emmener dans un lieu où elle se sent bien mais sans lui dire que c’est de l’hypnose », raconte-t-elle.

La douleur, qu’elle soit aiguë ou chronique, est aussi une indication de choix pour l’hypnose. Elle est donc devenue un outil pour soulager les grands brûlés et a trouvé sa place dans de nombreux services de lutte contre la douleur. C’est aussi pour cette raison qu’elle est de plus en plus pratiquée dans les services de cancérologie. Notamment en complément des séances de radiothérapie et de chimiothérapie, car elle va également aider à lutter contre les nausées et les vomissements. Elle est aussi utilisée dans certaines maternités pour faciliter la péridurale ou même… pour l’éviter.
 
 

Laurence ADJADJ
Directrice d'Hypnotim, Hypnothérapeute, Exerce à Marseille en Hypnose Ericksonienne et EMDR - IMO.... En savoir plus sur cet auteur



Rédigé le Lundi 30 Janvier 2017 à 15:37 | Lu 308 fois modifié le Lundi 30 Janvier 2017

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