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Formation Hypnose Thérapeutique, Thérapies Brèves, EMDR-IMO à Marseille PACA réservée aux Professionnels de Santé.

Hypnose & Médias Février 2017



Du bon usage des thérapies complémentaires: Hypnose, Ostéopathie... Actu Soins

Ostéopathie, homéopathie, sophrologie, phytothérapie…Les thérapies adjuvantes à la médecine traditionnelle ont le vent en poupe. Si certaines sont reconnues et même prises en charge par l’Assurance Maladie, d’autres ont du mal à se frayer un chemin dans le paysage médical. Entretien avec Le Dr Barriot, anesthésiste-réanimateur, toxicologue et expert médical de l’Institut Européen de Formation en Santé*.

Quelle est la place des thérapies complémentaires dans le paysage sanitaire français ?

Les thérapies complémentaires occupent une place très importante en France. Presque la moitié de la population a ou a déjà eu recours à un ostéopathe, un chiropracteur, un psychothérapeute, un aromathérapeute par exemple … Il y a une réelle demande. Le problème, c’est qu’il est parfois difficile de distinguer ce qui est sérieux de ce qui ne l’est pas. Quand certains consultent un ostéopathe, d’autres se dirigent vers un rebouteux. C’est problématique. Même les professionnels de santé ont des difficultés à conseiller correctement leurs patients sur le statut et le sérieux de tel ou tel praticien.

Comment distinguer justement ce qui est sérieux de ce qui ne l’est pas ?

Pour différencier ce qui est sérieux et ce qui ne l’est pas, les professionnels de santé peuvent déjà consulter les rapports d’évaluation de l’Inserm. Ils peuvent aussi s’interroger sur la légitimité de la formation qu’a reçue le praticien. Certaines thérapies complémentaires sont régies par décret (titre de psychothérapeute, ostéopathie, chiropraxie…). Celles-ci peuvent être considérées comme « sérieuses ». D’autres font l’objet de diplômes d’université (DU) ou de diplômes interuniversitaires (DIU), ce qui assure encore un mininum de garantie mais ce qui ne signifie pas pour autant que l’efficacité et l’innocuité de la technique soient prouvées. Enfin, pour un grand nombre de thérapies complémentaires, des formations non universitaires, ouvertes à un large public sans qualification requise, sont délivrées au sein d’organismes privés sans le moindre contrôle des institutions publiques et sans reconnaissance par l’Etat des diplômes délivrés. Il faut dans ce cas, être plus prudent. Il faut aussi savoir que tout praticien exerçant en libéral doit être inscrit sur une liste professionnelle déposée auprès de l’ARS (Agence Régionale de santé) dont il dépend.

Quelles sont les indications des thérapies complémentaires ?


Les thérapies complémentaires revendiquent un éventail assez large d’indications. Il s’agit essentiellement de troubles fonctionnels à l’exclusion de pathologies organiques nécessitant une intervention médicale ou chirurgicale : troubles psychosomatiques (stress, anxiété, asthénie, spasmophilie, troubles du sommeil), syndromes douloureux chroniques (douleurs dorso-lombaires, d’origine arthrosique ou rhumatismale, fibromyalgies, migraines), syndromes infectieux (infections des voies respiratoires, cystites à répétition), certains troubles gynéco-obstétricaux, troubles fonctionnels digestifs, effets secondaires des thérapies anticancéreuses, troubles de la circulation veineuse, allergies, addictions…

Pourquoi souhaitez-vous voir se développer ce genre de thérapies, qui pour la plupart ne relèvent pas de la médecine ?

En qualité de toxicologue, j’ai passé une grande partie de ma carrière à étudier les effets iatrogènes des médicaments. Les thérapies complémentaires ont l’avantage de proposer des alternatives à certains médicaments et donc de diminuer sensiblement la consommation de ceux-ci. Il s’agit de trouver des solutions pour diminuer la toxicité induite par les médicaments. Comme leurs noms l’indiquent, ce sont des thérapies « complémentaires ». Je conseille donc toujours de consulter un médecin en première intention, avant de s’orienter vers ce type de soins, afin d’être certain qu’ils soient effectivement adaptés. Car un retard de diagnostic et un retard d’instauration d’un traitement de médecine conventionnelle peuvent entraîner une perte de chance de guérison ou d’amélioration dans un certain nombre de pathologies graves.

Ces thérapies présentent-t-elles des risques ?

Mise à part la consultation en première intention, sans être passé par la case « médecin » qui augmente les risques de prise en charge tardive d’une pathologie organique, les risques sont le plus souvent - mais pas toujours - minimes. Il faut néanmoins être vigilant sur les dérives sectaires. Car des mouvements sectaires s’étendent au domaine de la santé. Les malades atteints de cancers constituent par exemple une cible de choix pour des « pseudo-thérapeutes » qui promettent des remèdes miracles et conseillent d’interrompre des traitements validés scientifiquement. Il faut savoir qu’aujourd’hui, près de 3000 médecins seraient en lien avec la mouvance sectaire.

Avez-vous des exemples ?

Des mouvements de pensées, se disant « scientifiques » et prétendant refonder la médecine (Biologie totale des êtres vivants, nouvelle médecine germanique…) proposent des outils thérapeutiques qui permettraient à chacun de « déprogrammer les maladies », y compris les maladies incurables. Ces théories, qui donnent aux maladies d’autres causes que celles reconnues par la médecine conventionnelle, peuvent être à l’origine d’un retard d’accès aux soins conventionnels et mettre en jeu le pronostic vital.

Quelles thérapies complémentaires peuvent être pratiquées par des infirmiers ?

Il y en a beaucoup car il n’y a que cinq thérapies complémentaires qui ne relèvent que des médecins et/ou des sages-femmes et/ou des psychologues cliniciens. Donc, à l’exclusion de l’acupuncture, de la mésothérapie, de l’homéopathie, de l’auriculothérapie et de la psychothérapie, les infirmiers peuvent se former et acquérir des compétences supplémentaires. C’est un atout pour eux et pour les patients.

Certaines thérapies complémentaires (l’homéopathie par exemple) sont prises en charges par l’Assurance Maladie, font l’objet d’un DIU et sont reconnues par l’Ordre des médecins. Pourtant, nombreux sont les professionnels détracteurs de ce type de thérapies. N’y a-t-il pas contradiction ?

En effet, c’est une contradiction car des études ont montré que l’homéopathie, par exemple, n’avait pas d’efficacité supérieure à celle d’un placebo. C’est un point très important. Car, si l’on suit le code de déontologie des médecins, ces derniers n’ont pas le droit de proposer à un patient une thérapeutique illusoire ou insuffisamment éprouvée. La situation est similaire avec la mésothérapie : cette pratique est reconnue par l’Ordre National des médecins, mais quand vous lisez les rapports de l’Inserm, elle n’apporte pas de preuve convaincante de son efficacité. Ceci dit, l’effet placebo est un effet très intéressant, mais c’est un autre problème.

Propos recueillis par Malika Surbled

*le Dr Barriot organise des formations DPC consacrées aux thérapies complémentaires.



Troubles de la sexualité. Traiter la frigidité et l’impuissance avec l’hypnose. Congrès AFHEM

La perte du désir sexuel conduit à la frigidité chez la femme et à l’impuissance chez l’homme. Si l’on exclut les causes organiques, restent les causes mentales qui sont à l’origine de la plupart des cas.

L’impossibilité d’accéder au désir peut être un symptôme isolé, en rapport avec une situation conflictuelle conjugale, un deuil ou un stress récent. Ce symptôme peut aussi faire partie d’un syndrome dépressif qui allie classiquement fatigue, pessimisme, perte d’intérêt pour la vie en général, y compris pour la vie sexuelle.

Le traitement de la frigidité et de l’impuissance repose d’abord sur la compréhension des causes déclenchantes et sur le traitement de l’éventuel syndrome dépressif. Les séances d’hypnose seront orientées vers la résolution de cette dépression. Pour vivre sa sexualité, il faut être libre de toute rumination, culpabilité. Le thérapeute doit aller au plus près des difficultés évoquées par son patient et les aborder les unes après les autres.

Suggestions thérapeutiques :

- Passer le corps en revue et vérifier la tranquillité de l’équilibre dans chaque partie.
- Relance de la vie fantasmatique : imaginer des scènes érotiques, réveil des zones érogènes.
- Commande physiologique des sécrétions vaginales (lubrification) et pour l’homme de l’afflux sanguin nécessaire à la turgescence de la verge. C’est là le lien organique : produire avec des mots et des images des réactions hormonales, des modifications physiologiques.

Traiter le vaginisme avec l’hypnose

Le vaginisme est l’impossibilité pour la femme de laisser pénétrer dans son vagin le sexe de son compagnon. La contraction involontaire des muscles du vagin empêche même l’introduction d’un spéculum gynécologique ou d’un doigt. Toute tentative est vécue comme douloureuse, angoissante entraînant une contracture des muscles du petit bassin. Cette peur peut évoluer vers une phobie.

Cette affection n’empêche pas la femme d’éprouver du désir et du plaisir sexuel (par des orgasmes clitoridiens).

La stratégie thérapeutique repose sur l’imagerie sous hypnose. Pendant l’hypnose, il est demandé à la patiente de visualiser la possibilité d’une pénétration et de décrire ce qu’elle ressent dans son corps : crispation, fermeture, etc. et adapter les exercices en fonction de ses progrès.

La participation éventuelle du partenaire peut être un élément déterminant dans le succès de la cure.

Suggestions thérapeutiques :

- Parfois apparaissent des éléments qui viennent enrichir le tableau d’installation du vaginisme. I l semble que la violence du refus soit égale à la violence du désir.
- Obtenir une relaxation, en particulier des muscles périnéaux. Les exercices portent en premier lieu sur la respiration puis sur les postures.
- Fantasmer sous hypnose une relation sexuelle avec pénétration pour dédramatiser l’acte sexuel, le rendre accessible, son impossibilité étant due à une surévaluation de sa charge symbolique. L’imagerie visuelle porte sur des scènes amoureuses hallucinées, imaginées jusqu’à une participation corporelle satisfaisante.
- Suggérer l’acte sexuel comme une complémentarité et non comme une fusion où l’un et l’autre se perdent en s’interpénétrant.
- Le contenu précis des suggestions est fourni ou s’inspire du vécu de la patiente.

Les exercices, nombreux, sont fonction des patients, de leurs liens et rituels. Le nombre de séances d’hypnose pour traiter le vaginisme et leurs résultats varient selon l’intensité initiale de la phobie.

Traiter l’anorgasmie avec l’hypnose

Il arrive que la femme ait une vie sexuelle normale, hormis l’accès à l’orgasme. Le désir est présent, les fantasmes aussi, mais la montée du plaisir semble brutalement interrompue. Il n’y a pas d’aboutissement orgasmique à l’excitation sexuelle.

Cette inhibition est parfois secondaire à des troubles conjugaux plus ou moins récents. Mais dans la grande majorité des cas, la femme n’a jamais ressenti un orgasme. Nous parlons là de l’orgasme clitoridien qui est le plus fréquemment accessible puisqu’il est possible de l’obtenir dès l’enfance par la masturbation.

Si la femme a déjà connu une vie sexuelle harmonieuse et satisfaisante, le travail thérapeutique consistera à retrouver, sous hypnose, par une régression en âge, l’équilibre sexuel de l’époque. Dépasser un deuil, surmonter des mois de dépression, oublier un conflit, une rupture pour accéder de nouveau à un peu d’insouciance indispensable à l’orgasme.

Quand l’orgasme n’a jamais pu être déclenché (depuis la naissance), la stratégie est différente. Il s’agit de faire ressentir une sensation inconnue. Là, le travail du thérapeute consiste à réunir et installer tous les éléments conditionnant l’orgasme.

Suggestions thérapeutiques :

- Comprendre par les exercices habituels sous hypnose ce qui a rendu impossible l’accès à l’orgasme : le plaisir interdit.
- Dans les cas d’anorgasmie récente, les suggestions réveillent les fantasmes par la construction d’images érotiques sous hypnose. Chaque étape de la montée du plaisir est parcourue à nouveau pour rétablir les bons réflexes.
- Dans les cas d’anorgasmie primaire (orgasme inconnu), les causes les plus fréquemment rencontrées sont
– craindre d’être dépendante de celui qui a le pouvoir de faire jouir.
– Idéaliser l’amour absolu au point de le vouloir platonique.
– Considérer l’orgasme comme une manifestation trop animale donc dégradante.
– Tenir les partenaires sexuels en échec.
– Attendre indéfiniment l’amant idéal,

- A l’aide des informations obtenues, construire les suggestions opportunes.

Le nombre de séances varie de deux à dix suivant les cas, voire davantage, en sachant que la collaboration du conjoint facilite la thérapeutique.


Cancérologie: L’EMDR au secours des troubles sexos. La Dépêche

Le sexologue est un interlocuteur de choix quand un couple est confronté au vaginisme, à la dysfonction érectile, à l’éjaculation prématurée… Parmi les approches thérapeutiques possibles : l’EMDR, ou thérapie par stimulation sensorielle.
Si le grand public connaît aujourd’hui l’EMDR, c’est essentiellement pour son efficacité dans la prise en charge des stress post-traumatiques liés aux récents attentats. Mais le champ d’application de cette technique dont l’intérêt a été reconnu par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) en 2013 est très vaste. Dans le cadre d’une sexothérapie, l’EMDR peut ainsi aider les patients à surmonter le traumatisme à l’origine de leurs difficultés, traumatisme dont ils n’ont le plus souvent même pas conscience. Il peut s’agir d’abus dans la petite enfance, d’une première fois qui s’est mal passée, de moqueries lors d’une précédente relation…
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Le principe de l’EMDR repose sur la stimulation bilatérale sensorielle alternée : soit le praticien demande à son patient de cligner des yeux, soit il lui tapote le genou, soit encore il peut lui faire entendre des bips. Dans tous les cas, on sait que ce type de stimulation neurologique favorise la production d’un neurotransmetteur, l’acétylcholine, connu pour abaisser le niveau d’angoisse et de tension interne. Pour résumer, l’EMDR aide à traiter et digérer un événement traumatisant. Chaque séance dure entre 60 et 90 minutes et la durée du traitement dépend en grande partie de l’intensité du choc initial. Attention, pour que l’EMDR porte ses fruits et ne réactive pas le traumatisme, elle doit être dispensée par des praticiens rigoureusement formés.

Laurence ADJADJ
Directrice d'Hypnotim, Hypnothérapeute, Exerce à Marseille en Hypnose Ericksonienne et EMDR - IMO.... En savoir plus sur cet auteur



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